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intrication

Un point comme Un

Au delà des apparences, tout est subtilement lié. Tout est Un dans le réel. C'est la clé de compréhension qui rend inutiles les serrures que nous établissons et qui...

Dans ce Un, ce Tout, qui va de l’Univers à son au-delà, « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas« . Comme une figure fractale. Toute chose est dans chaque chose. « Fractale » est le mot attribué par le mathématicien Benoît Mandelbrot en 1974. De son propre aveu, dans l’antiquité, en Egypte, Perse ou Grèce (cercles d’Apollonius par exemple), cet objet mathématique – qui présente une structure irrégulière ou morcelée mais similaire à toutes les échelles – était connu. Mais le plus important se trouve dans le fait que la fractalité est observable et omniprésente. Elle est dans un arbre, dans la foudre, dans un flocon de neige, dans l’univers, dans l’évolution, partout. Inspiré par l’héritage de Pythagore, Platon avait cette conviction : « la géométrie est la science de l’éternel. »

Les nombres Pi (π) et Phi (Φ) – comme Pierre Philosophale – permettent d’équilibrer et d’unir des parties sans changer les identités.

Le Tout est dans Tout. Tout dans l’Univers est à l’image de l’Univers. On trouve les mêmes caractéristiques, les mêmes principes ou encore les mêmes lois.

Infini vivant

L’intrication permet de toucher à cet infini vivant dans lequel nous sommes même s’il reste fondamentalement indéfinissable. Le toucher oui, l’éprouver oui, mais pas le connaître véritablement donc. La barre est humainement trop haute. Il s’agira juste de mieux percevoir les deux pôles de vérité (relative et absolue), de mieux sentir, de mieux se souvenir, de mieux respirer, de mieux connaître, de mieux aimer afin d’être éveillé. Cela après une transformation qui ne tient pas du miracle, qui ne passe pas par une doctrine, un dogme ou des textes. Juste réaliser que de la même manière que tout est interconnecté dans un corps humain, tout est interconnecté dans l’ultra-dynamique et mathématique objet Univers. La multiplicité (diversité) n’est pas la multitude mais une réalité unique.

Nous l’avons vu, y compris scientifiquement l’Univers n’est pas tel que nous le percevons par nos sens élémentaires. Dans ce Tout, nous l’avons souligné, tout est vibrations, énergies et informations. Dans ce Tout manifesté, nous l’avons précisé, il n’y a que des paires qui sont les pôles d’une même chose dans une trinité qui est la voie de l’équilibre. Tout est séparé et confondu avec des plans intermédiaires sur possiblement onze dimensions.

Une loi valable pour le genre, par exemple. Tout est masculin et féminin puisque tout est une même entité. Il s’agit de les rassembler. Ou comprendre, simplement réaliser qu’ils le sont déjà intrinsèquement. Dans le Tout, on trouve un mouvement inhérent et fondamental de compensation, comme un flux et un reflux. Le Tout décide de tout. Tout est pour le mieux.

Eprouver l’unité

Éprouver l’unité en Soi, donc l’amour, est la trame commune et universelle. L’ourobóros égyptien symbolisait déjà l’idée que le cycle de tout devenir avait son double rythme : le développement de l’Un dans le Tout et le retour du Tout à l’Un. Une expansion et une contraction qui correspondent à la marche de l’Univers, notre objet commun. Autrement dit, une unité inconsciente primordiale (1) qui devient une unité consciente (3) après s’être éprouvée dans la dualité (2) et l’action.

Il ne s’agît définitivement pas d’avoir ni de savoir mais de devenir en se laissant guider – dans un souffle de vie – par son cœur, et en Connaissance, afin d’Être. L’objectif n’est pas de faire le vide mais le plein. Ici il n’y a pas de croyance, pas de dogmes, pas de textes, juste une émergence qui remplace l’agitation par un alignement, une extinction du Moi, un effacement de l’ego, et une réintégration (pas une sublimation). Tout est pour le mieux. C’est ce qu’on nomme la Sagesse. On la trouve en fusionnant Connaissance et Amour Inconditionnel.

La sagesse pas tendance…

Paradoxalement, possiblement parce que le monde s’oppose à ce qu’il nous montre spontanément, le mot « Sagesse » n’est pas très « sexy » dans notre société. Il apparaît souvent fade, synonyme d’ennui, en tout cas au moins dans une première phase de la vie. Comme dire de quelqu’un qu’il est gentil est usuellement devenu cassant. Et pourtant la Sagesse c’est privilégier la vérité qui libère de l’illusion qui, elle, fait souffrir. C’est la plénitude, c’est enlever les entraves, ne pas avaler des couleuvres, sortir du conformisme, faire tomber le masque, éprouver son identité, ne plus être dépendant de la dopamine, se défaire des pensées et émotions enfantines, sortir de l’étroitesse de l’ego, dépasser l’aspect individuel des choses, c’est se libérer, vouloir Œuvrer. C’est quelque part mourir de son vivant pour renaître autrement dans le feu secret de l’athanor à l’aurore (heure or), dans le Soi et non le Moi, rassemblé après avoir été disloqué, car la mort n’est pas l’inverse de la vie (existence), mais l’inverse de la naissance. Tout humain nait une fois et meurt à l’universel après avoir éprouvé l’éphémère et transitoire.

La Sagesse, c’est dépasser minuit, ne plus limiter l’illimité, ne plus errer et surtout véritablement aimer en connaissance. C’est aller du royaume vers la couronne, ou plus simplement se laisser guider par Soi, sans empressement, en empruntant le chemin de la Connaissance, dans un souffle de vie, avec cœur, afin d’Être. Un processus qui se produit souvent après avoir éprouvé une monotonie et une saturation en tant que personne (pas à sa place) dans les choses dites matérielles (involution) pour rebondir vers une attraction nouvelle (évolution) qui mène à la totalité et à l’unité.

« Le vrai sage ne se lie à aucune croyance parce qu’il est au delà de toutes les croyances particulières. »

Ibn Arabi

Le réel comme cap

La liberté qui découle de la mort des apparences, de l’avènement de la Sagesse n’est pas accessoire, elle est essentielle. C’est un accomplissement au delà de son périmètre personnel. Il dépasse l’altruisme ou l’altérité. Car le réel n’a pas à être jugé, critiqué, calculé, qualifié, etc. Il est ce qu’il est en Soi.

Connaître la nature des choses n’agite pas. Elle donne de la sérénité, l’impassibilité de la pierre philosophale, la paix de l’unité originelle. Elle permet d’avancer d’un pas sage lors de notre passage en tant qu’être humain en marche. La source des conflits, colères et du ressentiment est tarie. Chacune, chacun a eu, a, aura le choix face à une rivière de prendre le chemin de la source, l’esprit, ou de la descendre pour aller au matériel de l’existence.

Pour atteindre la Sagesse et se détacher des illusions, on ne doit pas toujours plus apprendre, mais comprendre, éprouver, se poser seul des questions en toute intelligence et savoir où se trouvent les réponses, la Connaissance unitaire, et l’Amour Inconditionnel, force unitive. Et les vivre. Car « le Sage a pour corps l’Univers entier ». Une immensité qui écrase les petites illusions générées par l’ego. Le Sage sait qu’il ne possède rien et que qu’en rien il ne doit se laisser posséder.

La vision du Sage est l’unité. Le réel. C’est son cap, c’est ce qu’il veut retrouver en ôtant ses ombres. Le but n’est pas une fin, le but n’est pas en haut, ni en bas, mais au centre. Chacun de nous doit tendre vers un centre en évitant la pire des vanités, celle de celui qui se prétend Sage, arrivé. Le chemin du Sage n’a ni début ni fin, il est fait de recommencements.

« Le premier pas vers la sagesse est de tout questionner – Le dernier, de tout concilier. »

Georg Christoph Lichtenberg

Libre arbitre

Ce texte n’a pas pour objectif de vous aiguiller même s’il a été question d’aiguilles, il n’a pas la prétention de vous indiquer un chemin à prendre ou un but à atteindre. Il revient à chacun d’établir son dessein, d’avancer dans son Devenir les yeux ouverts et le coeur disponible. Afin de parfaire plutôt que de refaire.

Les humains, bien que liés, ne transforment véritablement qu’eux-mêmes et par eux-mêmes. Cet ensemble de textes est comme un champ des possibles. Il se propose tel un espace défini, ouvert et cultivé dans lequel vous pouvez cueillir (ou pas) une synchronicité, une idée, un thème, une réflexion, une porte, une citation, une inspiration et/ou de l’amour.

Un ou des éléments évoqués ici a/ont peut-être résonné, vibré en vous (ondes Alpha et Gamma), en créant une association d’idées qui fait sens avec quelque chose que vous portiez déjà. L’essence de l’humain qui aspire à une forme d’éveil est le questionnement dynamique. Il doit sans cesse questionner, sans cesse tenter de comprendre, sans cesse tendre vers la Connaissance et l’Amour Inconditionnel pour sortir de son auto-narration, de son ego. Mais sans agitation, sans précipitation, sans objectif prédéfini, sans chercher une illusoire nouveauté, sans se couper du monde, et en respectant évidemment la Règle et les lois.

Il s’agît de reconnaître dans le reflet d’un miroir son visage d’origine, son véritable nom, et de se laisser porter en confiance sans rechigner à agir. Il s’agit de percer le voile, il s’agît de percevoir, il s’agît de s’éveiller car identiquement au sommeil l’existence perçue comme consciente n’est qu’une forme d’illusion générée. L’expérience de vie existe, elle est manifestée dans la matière, donc l’espace-temps. Comme nous l’avons vu, l’attention et l’intention ont une influence décisive à l’échelle quantique. Mais il y a plus encore. Ce qu’on appelle Mystère (du grec ancien « initié ») et qui renvoie à l’information originelle : le Principe.

Être

Tel le réveil pour sortir du rêve (que nous vivons comme une réalité) il faut l’éveil pour quitter l’état de veille que représente l’illusion des apparences (que nous vivons comme une réalité). Cela sous peine de ne connaître que l’écume insignifiante d’un océan alors qu’il est possible d’embrasser plus que l’Univers avec grandeur d’âme, de l’éprouver sans le nommer. Il est possible d’Être – avec un œil aimant et le cœur guéri – un miroir vivant et sans tache d’un Univers riche de sa multiplicité unifiée et de sa quintessence loin des contrefaçons. Chacun a le libre arbitre d’opter pour l’illusion ou le réel. Mais rien ne peut se refléter dans une eau agitée.

Qui sait, ce n’est peut-être pas totalement un hasard si vous venez de lire ce blog inachevé et inachevable. Il y avait de quoi refuser la lecture de ces pages, la reporter ou décrocher en cours. Quoi qu’il en soit, à ce moment de lecture, donc de partage, nous sommes liés. Un peu séparés et confondus. Ta lecture a fait vivre ce texte. Merci. L’absolu est dans ce moment qui nous lie dans le réel. Sans attente nous continuerons de travailler. Et je t’embrasse.

L’hypothèse de l’amour qui s’éprouve

Au delà des apparences, tout est subtilement lié. Tout est Un dans le réel d’un Univers au sein d’un bien plus vaste système cosmique. Tout procède de l’unité (omnia ab uno), tout tend vers l’unité (omnia ad unum). Dans cette acceptation (puisque nous ne savons rien), l’Univers est une gigantesque simulation avec autant de données. Quel est le Principe ? Osons cette réponse : l’amour qui s’éprouve. C’est une clé de compréhension qui rend inutiles les serrures que nous établissons hors de cet essentiel.

L’amour semble être ce qui nous fonde au plus profond du profond. Il est notre commencement et notre destination comme il est le feu éternel qui éclaire. Le véritable amour est la quintessence de l’intelligence. C’est à dire le Principe. L’intention est apprentissage, et l’Un tend si on est apprenti sage. Donc en amour. Vers la destination en âme et conscience. Car il s’agît là du projet originaire et original à l’état pur, présent partout, même dans notre ADN. De cette information primordiale sous la forme d’un atome primitif lancé dans une expansion découlerait toutes les données générées, l’énergie et la matière elle-même. Nous n’existons que par les relations avec ce Tout
et avec tous les éléments qui le constituent. Dans ce cadre notre nature est de comprendre, porter et réaliser l’amour véritable. En un verbe : l’éprouver. C’est l’objet de notre expérience commune sous toutes ses facettes. C’est l’un visible derrière le voile ou le miroir.

« Un être humain est une partie d’un tout que nous appelons Univers, une partie limitée dans le temps et l’espace. Il s’expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions comme quelque chose qui est séparé du reste, une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous restreignant à nos désirs personnels et à l’affection de quelques personnes proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer nous-mêmes de cette prison en étendant notre cercle de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. »

Albert Einstein