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Lucidité

Avons-nous seulement réalisé l’importance de ces découvertes scientifiques en termes de sens ? Faisons-nous preuve de lucidité ?

Un ou des Univers où tout est instantané, un temps qui n’est pas linéaire et dans lequel tout est simultané, des niveaux imbriqués, des effets en cascade, un enchevêtrement qu’on ne peut expliquer, une flèche du temps sans pertinence, une absence de gigantesque tic-tac, la causalité remplacée par des probabilités, un monde indéterminé par essence, etc. etc. Nul besoin de continuer. Vous le comprenez, la physique quantique comme la relativité remettent en cause nos logiques établies. Mais avons-nous seulement réalisé l’importance de ces découvertes scientifiques en termes de sens ? Faisons-nous preuve de lucidité ?

La question mérite d’être posée, elle parait fondamentale. Tout ne serait que corrélations qui ne dépendent ni du temps ni de l’espace, tout ne serait qu’un réseau immense d’événements quantiques, tout ne serait qu’une création continue d’imprévisible nouveauté. La physique quantique nous apprend que l’aléatoire est fondamental. Il n’y a que des probabilités, pas de causalité sur notre plan. Les notions d’espace et de temps se sont fondues dans un espace-temps relatif à chacun. Surtout, l’observateur n’est pas dissociable de l’objet qu’il observe.

Comme le dit Morvan Salez, docteur en astrophysique et techniques spatiales, “il n’y a pas de certitudes nous échappant pour cause de complexité, mais bel et bien une indétermination, un flou intrinsèque à la nature intime du monde.” Dans notre Univers, un atome peut se trouver à deux endroits à la fois, quelle que soit la distance. Deux atomes peuvent interagir, influer l’un sur l’autre, quelle que soit la distance, et les choses se produisent sans raison, en tout cas sans causalité. Revoyons donc notre copie ! L’Univers est fondamentalement imprévisible (et granuleux).

Le vivant est tout autant probabiliste, assure Jean-Jacques Kupiec, biologiste et épistémologue français. La variabilité, l’inattenduest la règle, un principe qui va de la molécule à l’Univers entier.

Double vérité

En conséquence, l’Homo Sapiens est au moins face à une « double vérité« … alors que rien n’est certain et qu’il s’agit de mettre des mots sur l’ineffable. D’un côté on trouve une vérité « relative », conventionnelle et consensuelle construite à partir de causalités supposées et qui propose un monde intelligible, accessible tout en étant insatisfaisante face aux sciences. L’autre vérité est elle “absolue”, pour ne pas dire brute et se réfère à une unité fondamentale. La méthode analogique – intuitive et inconsciente – est la mieux adaptée pour avoir accès à la vérité absolue. Parce que sans intermédiaire ni filtre. Mais quoi qu’il en soit la vérité ne s’impose pas contrairement au réel. En outre, la vérité est de la compétence de chacun.

Domaine des possibles

Si seul l’ignorant ne doute pas, dans notre conviction profonde la vérité teintée d’absolu est presque inexprimable. Si ce n’est que tout est UN, impermanent et n’existe qu’en interdépendance dans un vaste mouvement d’involution et d’évolution. L’attention et l’intention créent la matière comme le prouvent les expériences de physique quantique. Tout est vibrations et mouvement. Tout est séparé et confondu sur onze dimensions et les pôles cohabitent. Bienvenue dans le domaine des possibles (0) où le rassemblement dans l’unité, après avoir éprouvé les dualités, est la règle. Toutes les portes y mènent. Et parfois des synchronicités s’en mêlent et créent un lien entre vérité relative et vérité absolue afin d’offrir un déclic, un intérêt, un état de lucidité.