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eau

Le sens de l’eau

L'eau, c'est la vie. Cet élément (parmi 118 dans norte corps), que nous croyons en général bien connaitre, nous fait (il est 60-70% de notre volume, 76% du volume de notre cerveau, 99% des molécules de notre corps).

L’eau a des particularités peu connues du grand public. Ainsi l’eau contiendrait de l’information. Conservons un conditionnel de principe tout en posant cette question : chaque chose ne contient-elle pas de l’information ? Car intuitivement cela est concevable. Auquel cas, l’eau est aussi une mémoire morte, une mémoire de masse et une mémoire vive.

Scientifiquement, c’est le constat des travaux (certes contestés) de Jacques Benveniste dans les années 80, inspirés eux-mêmes de recherches russes. Et développés depuis.

On suppose que l’eau peut capter et émettre des ondes électromagnétiques. Marc Henry, enseignant-chercheur à l’Université de Strasbourg, explique ainsi le processus (via ce qu’il nomme le « domaine de cohérence ») : l’information se fixe dans le vide (qui ne l’est pas puisque ce qui le compose n’est juste pas visible) ou autrement dit dans un espace de stockage au sein d’un assemblage de millions de molécules d’eau. La matière ne peut pas entrer dans cet espace mais les ondes électromagnétiques, oui. Et c’est ainsi que l’eau peut détenir ou recevoir de l’information. Et comme nous sommes composés d’eau les informations enregistrées et enregistrables dans notre corps peuvent atteindre des quantités exceptionnelles, à l’échelle de celui-ci.

Dans l’Univers comme dans l’eau (qui s’y trouve en abondance) l’information se fixe par l’intermédiation de champs. Les informations sont donc partout, sans lien avec le temps ou l’espace. Nous ne les percevons pas avec nos sens même si par milliards elles nous traversent.

Ce qu’il faut savoir également ou se remémorer, c’est qu’à l’instar de l’eau l’information ne se détruit jamais. Elle peut être transformée, modifiée, enrichie, complétée mais pas détruite. Il en reste toujours quelque chose.

Cycles

L’eau se recycle en permanence sur Terre. Des centaines de milliers de km3 d’eau s’évaporent chaque année des océans, des eaux de surface, des espèces vivantes, sous l’effet du soleil pour aller dans la biosphère, et sous forme de vapeur d’eau dans l’atmosphère. La condensation permet la formation de nuages (liquides parfois solides). Des centaines de milliers de km3 retombent (pluie, neige, grêle, rosée) sur Terre sous la forme d’eau douce. Cette eau tombée du ciel, quand elle ne s’évapore pas rapidement, alimente les nappes et les rivières souterraines, rejoint par ruissellement les cours d’eau et les océans. Cependant, certaines rivières s’assèchent progressivement en arrivant dans une zone aride, et n’ont pas d’embouchure à proprement parler. L’eau, sous sa forme liquide, sur Terre, peut connaître un cycle court ou peut passer 10 ans dans un lac, par exemple. Elle peut passer plusieurs dizaines de milliers d’années dans des nappes souterraines profondes. Ou se transformer en glace et passer mille ans dans une calotte. Etc.

Bref, il existe une multitude de parcours. Et bel et bien une éternité de cycles. De la Terre au ciel, du ciel à la Terre, etc. Solide, liquide ou gazeuse, l’eau porte la vie, et de l’information. Et pas seulement dans sa forme visible. L’eau qui nous compose, qui nous traverse, est chargée d’information, d’un héritage, en plus d’être vitale. Et ce n’est pas un hasard si on cherche de la présence d’eau pour trouver des traces de vie dans des exoplanètes.

Analogie

Par analogie imaginons maintenant que chaque humain soit une goutte de pluie qui tombe sur une terre quelque part. Il est de l’eau douce, nouvelle, mais chargée d’information. Une simple goutte d’eau parmi d’autres, au sein d’une société/océan. Il peut être une goutte éphémère, ou pas. Mais à partir du moment où nous naissons nous sommes en âge de disparaitre. 

Les parcours, expériences, périples, sont multiples (restons au présent), heureux ou malheureux. Notre goutte peut se retrouver dans un beau ruisseau ou dans un cloaque pollué. Cette expérience permet d’engranger de l’information, de transformer ou d’enrichir l’information déjà écrite. Puis la phase terrestre de notre goutte touche à sa fin. La lumière du soleil et sa chaleur permettent par exemple la métamorphose de notre goutte (d’eau douce ou salée). Elle redevient autre chose avant de repartir possiblement dans un nouveau cycle… par condensation… puis grand saut dans l’inconnu, autrement dit retour sur Terre sous la forme d’eau douce. L’information inscrite lors des précédents cycles reste enregistrée mais notre goutte d’eau douce est nouvelle. Elle repart dans des aventures qui lui apporteront – ou pas – plus d’information. Par agrégation. C’est à dire le processus par lequel des fragments se lient entre eux pour former un amas.

L’agrégation est d’ailleurs un principe créateur qui permet – dans l’Univers comme dans l’eau – de fixer de l’information par l’intermédiation de champs. Un processus d’évolution. De l’information qui se transforme et s’enrichit. L’eau représente 60-70% de notre volume, 76% du volume de notre cerveau, 99% des molécules de notre corps.

Et si « comprendre » l’eau était fondamental ?

L’eau est source de vie, moyen d’activation, source de régénération, information, miroir, et plus encore. Comme la Terre, l’Air et le Feu, éprouver l’Eau est essentiel. Là où il y a une source d’eau qui coule, tout s’organise. Mobile, fluide, elle nous enseigne la dynamique de la vie et le sens de la métamorphose. Car c’est par le mouvement que l’eau reste pure.

L’eau ne disparait jamais, elle se transforme. Eau d’en-haut et eau d’en-bas, eau douce et eau salée, d’une chose découle une dualité qui offre un miroir synonyme de soi-conscience. Un processus de différentiation comme outil d’involution. Puis la coïncidence des opposés (coincidentia oppositorum), le juste remembrement, comme processus d’évolution. Le monde dépend de l’interaction entre les contraires. Et de leur réunion.