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Le fruit a-t-il conscience de la racine ?

Des sagesses ancestrales aux sciences modernes en passant par la philosophie, et pour peu qu’on décide d’y prêter attention, un point commun s’offre, un point comme un.

Tentons en conscience des observations sur notre monde actuel sans viser des vérités absolues, des jugements ou d’illusoires et inutiles expressions d’aigreur. Essayons de planter le décor avec lucidité et humilité. Un décor global qui nous servira à penser. Rien de plus, rien de trop. Visons une perception. Un postulat. Une base de travail pour nous demander par exemple si notre civilisation a perdu le sens du sens.

Tentons l’exercice sans jamais oublier que les certitudes sont illusoires, qu’elles éloignent de la Vérité et qu’il faut douter de ses propres affirmations puisque notre monde n’est en rien une réalité universelle ou fixe. Encore moins un réel.

Ceci étant dit, l’état de notre monde étant également l’état de nos relations, de nos connexions et interconnexions, tenter d’établir une image de celui-ci semble avoir sa pertinence. Du moins pour réfléchir, pour penser une réalité.

Panorama

L’objectif des prochaines lignes est donc d’être un miroir reflétant aussi fidèlement que possible le visible. On ne prétendra pas éviter le piège d’un syncrétisme trop réducteur et simplificateur. Comme celui de la tentation de l’opinion, ce redoutable et inutile obstacle. Car à la différence d’une épreuve un obstacle n’apporte rien si ce n’est faire obstruction.

Les limites d’une pensée humaine largement rappelées et soulignées, lançons-nous enfin en docte ignorant. Vous l’avez bien intégré, l’auteur de ces phrases a conscience que tout cela ne relève pas spécialement de sa compétence et que la vérité ne s’impose pas.

Avoir

Nous vivons à priori dans une société globalement matérialiste dans laquelle le patrimoine, le paraître, le romanesque, la position sociale (ouverte ou fermée), la reproduction et/ou le pouvoir sont considérés comme des critères fondamentaux dans l’évaluation générale du niveau de réalisation d’une vie humaine. Il faudrait donc avoir possédé (au sens large) et toujours posséder au terme de son expérience de vie pour que celle-ci soit jugée comme réussie. Voilà pour la première observation sur le monde. Au moins dans sa version globalisée. Il faut avoir (eu) dans l’individualisme de masse.

Poursuivons. Parce qu’il y a toujours plus d’acteurs (démographie galopante), parce qu’il y a toujours plus d’outils technologiques et toujours plus de moyens de communication, les relations sociales tendent à augmenter en quantité et en vitesse. Par conséquent le potentiel d’exposition et de comparaison s’intensifie. Ce qui est un facteur d‘agitation puisque des vies s’observent, se jaugent en apparence, s’étalonnent sans cesse. Dans cet environnement saturé des hiérarchies sociales se consolident ou se créent, et notre striatum (zone cérébrale la plus importante dans la prise de décision déterminante en termes d’addiction) commande toujours plus.

« Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien. »

Epicure

Dans ce contexte, parce que foule à tendance individualiste, parce que flots d’informations diverses et variées, parce qu’augmentation des motifs de concurrence, parce que craintes, crises, peurs, inégalités, démagogies, etc. le verbe Avoir semble prendre toujours plus le dessus sur le verbe Être.

Chacun peut constater la course à la croissance, la dynamique du « toujours plus », la surchauffe globale à base de surexploitation, de surconsommation (donc de surproduction), de suralimentation, de surendettement, de surbooking, de suractivité, de surrégime, etc. Le progrès est considéré comme matériel. Mais le bonheur ne peut se trouver dans les déséquilibres. En conséquence, malgré l’accumulation, l’humain ne se sent pas plus heureux. Pire, il éprouve toujours un sentiment de privation puisque des besoins nouveaux sont générés. Enfin, la misère demeure dans l’ombre des apparences.

Peur

Le fameux climat de peur est un vieux conditionnement. Peu importe l’époque, nous vivons sur un volcan. La nature est ainsi. Il y a des prédateurs et des proies. Il y a des dangers. Aucune intégrité physique ou morale n’est garantie. Ce sont les aléas de la vie. Dès la naissance tout ce qui est vivant est en âge de mourir. A cette réalité il est ajouté avec soin des phobies, fantasmes et autres distorsions irraisonnées. On ne fera pas ici un panorama des peurs humaines. Chacun comprendra juste que la crainte se propage aisément et instinctivement. Car le terreau est là.

Alors, connectée au monde, toute personne susceptible de se sentir en insécurité est suralimentée d’informations perçues comme des motifs de dangers. La tendance est à une accélération et à une densification des flux d’information et de désinformation (production d’ignorance stratégique), à une croissante culture du clash, à une expansion des algorithmes orientés, bref… à un tohu bohu. La présence toujours plus importante des caméras (vidéoprotection ou vidéosurveillance ?) comme le traçage illustrent la tendance et la réaction à une peur généralisée dans un monde pourtant statistiquement plus sûr. La perception ne fait pas le réel. Et on aime se faire peur. Consciemment ou inconsciemment.

Emotions

Autre observation, l’addiction aux émotions en tous genres semble croitre. La consommation répétée et intensifiée de celles-ci appelle à toujours plus de « shoots ». Et à un désir de spectaculaire. Sans mesure, sans recul, sans limite, sans hauteur. D’ailleurs depuis une quinzaine d’années le neuro-marketing existe afin d’exploiter le facteur émotion. La Fabrique à émotions a son marché.

Cinq priorités

Concurrence sociale, environnement sous tension, contexte anxiogène, flux d’informations invérifiables, désir de romanesque, besoin de sexe, divertissements, mémoire limitée, orgueil… dans ce contexte général la solution se résume à un verbe : Avoir.

D’autant plus notre cerveau est ancestralement programmé dans cette perspective avec cinq priorités (sans modération) : avoir de quoi se nourrir, avoir la possibilité de se reproduire, avoir un statut dans la tribu (une forme de pouvoir, de l’exposition, de l’influence, du patrimoine, des biens, du territoire, etc.), avoir des informations utiles à sa survie, avoir la possibilité d’économiser son énergie afin de ne pas être pris à défaut. La société s’organise autour de ces cinq priorités avec toujours plus de moyens pour les satisfaire sans considérer les dommages collatéraux.

Court terme

Avoir c’est pour l’humain se doter de remparts face aux aléas de la vie. Avoir toujours plus (et au delà des besoins fondamentaux) est la panacée. Et avoir plus qu’escompté est une source de dopamine. Ce qui conduit globalement à une approche court-termiste puisqu’à l’échelle d’une existence humaine. La personne se projette dans un temps de l’ordre d’une, deux ou trois générations. Quoi qu’il en soit, elle ne pense qu’à sa propre survie, ne voit pas plus loin que ses inquiétudes, ses désirs, dans son instant. L’égocentrisme domine.

Cette quête (anxieuse) d’Avoir semble vouloir nier la mort (« l’âme hors » dans la langue des oiseaux). Comme s’il fallait se décomposer devant la perspective d’une limite de vie, d’une finitude corporelle, comme s’il pouvait y avoir des barrages, des alternatives à celle-ci. Ne pas regarder trop loin, obturer, devient la parade du mortel qui veut toujours plus Avoir pour masquer l’horizon. La dissolution du Moi tend à terrifier.

Avoir plutôt qu’être

Paradoxalement, la peur de la mort chez les vivants tend à déclasser la qualité d’Etre afin de donner stratégiquement la priorité aux moyens d’Avoir. 

La socialisation – qui en d’autres temps était un moyen de survie décisif (par la tribu) – reste un biais pour posséder. L’information reste ancrée en nous.

On le comprend aisément, faire partie du groupe était le meilleur moyen de survivre dans un environnement hostile et dangereux pour l’animal qu’est l’humain (physiquement plus démuni que beaucoup d’autres). L’héritage informationnel est là : stratégiquement il vaut mieux avoir une bonne place dans la hiérarchie de la tribu pour survivre et plus Avoir. D’autant plus qu’Avoir est généralement perçu comme la manière de devenir un arc-boutant de l’édifice social et le moyen de la liberté individuelle. Ou plutôt d’avoir SA liberté individuelle en société en ayant la capacité d’acquérir. Alors que logiquement, on pourrait plutôt associer la liberté à l’absence de chaînes ou de toute forme d’enfermement. Or, on est libre de chaque chose dont on peut se passer. Dit autrement, la liberté est un rapport à la vie qui n’est pas monnayable. Et puis, en prenant un peu de hauteur, chacun constatera qu’on peut toujours s’accrocher de toutes ses forces à ses possessions, au final on finit inévitablement par les abandonner à l’heure du trépas.

Garder le je dans le jeu

Cette très majoritaire et mimétique quête individuelle d’Avoir écarte de plus en plus le cycle biologique de vie pour viser une hybridation croissante de l’humain avec la machine puisque seule la matière existerait. L’idée obsessionnelle d’allonger la vie terrestre, toujours plus, s’enracine. Cela tout en rêvant de panacée, d’immortalité, tout en refusant que le « je » sorte du jeu en 4D (trois dimensions pour l’espace et une pour le temps.) Et dans cette perspective il faudrait consciemment et inconsciemment toujours plus Avoir, toujours plus de technique, plus d’A.I., plus d’algorithmes, plus de moyens, pour s’espérer moins vulnérable, moins limité et moins… mortel en partant du principe que le cœur n’est qu’une pompe. L’inflation égotique se poursuit. L’humain niant parfois même sa qualité d’animal, dont la signification est : « qui est pourvu du souffle vital. »

Hiérarchies agressives

Nous observons également une humanité qui dans sa quête commune d’Avoir – alimentée par les striatums (sous le cortex) de chacun – baigne stratégiquement dans des « tricheries » établies, des différenciations arbitraires, des hiérarchies agressives au sein de son espèce, des scotomisations. Sont courantes les distinctions violentes de valeur à partir de critères non choisis comme le genre, la couleur, l’origine, l’âge, l’orientation sexuelle, ou encore le handicap. Des formes de classement et de déclassement qui justifieraient le fait d’Avoir plus, et surtout plus qu’un autre. Les règles du jeu sont couramment pipées au départ.

Sans être dans l’opinion, ont peut dire que les pratiques humaines interrogent et ramènent surtout à un point : le statut social a toujours été un garant de meilleures chances de survie au sein de l’espèce. A tel point qu’il est le principal curseur dans les relations entre humains, avec en arrière-plan la loi du plus fort, la désintégration, la violence.

Appropriation rapide

Le traitement infligé par l’ego collectif de l’Homme à ce qui n’est pas l’Homme sur la planète – qu’il habite – va dans ce même sens. Ensemble, en conscience, en intelligence, en alliance, l’espèce humaine devrait être unie vers un cap d’intérêt commun. Nous devrions nous sentir Univers, dans une forme de coopération évidente, une concorde. Mais nous, espèce animale nommée « humains », sommes fléau tant que nous fonctionnons en agrégat d’ego et de striatums, concentré sur l’appropriation rapide. Deux objectifs se détachent socialement : Avoir et donner à voir aux autres (le prestige par les signes extérieurs). Cela sans avoir appris à voir. Car dans le verbe Avoir la lettre A peut être privative de voir.

« La valeur des formes de vie non humaines est indépendante de l’utilité qu’elles peuvent avoir pour des fins humaines limitées. »

Arne Næss

Multiplications mais divisions

Parvenir globalement à avoir toujours plus matériellement nous fait prétendre que nous avons progressé en tant que civilisation et que nous avons atteint un haut niveau de développement par l’industrie et la technique. Mais cette trame de multiplication s’est accompagnée et s’accompagne d’autant de divisions.

Les frontières bien sûr, les désignations de territoires, de propriétés, l’établissement de catégories, de hiérarchies, de castes, de droits, etc. La liste des fractures est longue et s’allonge.

Bref, à force de multiplier mais aussi de diviser, de séparer, de formater, nos civilisations ont entériné dans l’histoire la souveraineté des ego collectifs pour glisser de plus en plus vers des collectifs d’ego. Or, le véritable progrès (fait d’avancer) ne peut s’entendre comme une dynamique de division mais comme une volonté d’union. Ou sinon, il est « diabolique ». Le terme vient en effet du verbe grec « diaballein », le préfixe dia- signifiant « en séparant, en divisant ».

« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. »

Isaac Newton

Absentéisme métaphysique

Justement, dans notre observation générale, nous pensons aussi constater un taux d’absentéisme métaphysique important et une approche globalement autocentrée qui réduit la Terre et l’Univers à un environnement sensiblement identifié, qui réduit tout événement à des causalités et qui réduit toute trame à un flux de temps perceptible.

Une approche basée sur le raisonnement hypothético-déductif et qui croit pouvoir trouver des explications et des solutions à tout, mais qui oublie les bases… et évite soigneusement les étapes propices aux grandes réflexions dites « existentielles » pour ne pas dire « vaines », et mieux les laisser en hibernation. Des pensées qui ne seraient qu’un luxe intellectuel ou un loisir comme un autre, une option. Plus nous avons matériellement plus notre monde invisible semble négligé.

« La névrose est la souffrance d’une âme qui a perdu son sens. »

C.G. Jung

Culture de l’immédiat

On peut aussi supposer que la tendance globale – telle que présentée ici – se traduit par une rassurante fuite en avant pour toujours mieux s’étourdir (dopamine chérie) dans une culture de l’immédiat. Une façon de ne pas se poser les questions primordiales malgré les diverses pollutions.

Les pensées qui permettent une forme d’éveil semblent souvent au rencard. Le véritable éveil étant, précisons-le, décorrélé des recettes de « bien-être » personnel coupé d’autrui.

Enfin, souvenons-nous le sens du mot divertissement : ce qui détourne quelqu’un de l’essentiel. Et remarquez que le divertissement est devenu une industrie. Et même une industrie massive galvanisée par la révolution numérique.

Médias

Parlons également de l’information délivrée par les nombreux médias.

Les contenus, les lignes éditoriales s’adaptent à ce qui est escompté. Les humains étant souvent attachés à leurs idées, ils en changent peu. L’information, la « vérité » pouvant désormais être à la carte (idée au logis/idéologie), le « client » tend à rechercher les sources qui le gratifient, le confortent dans ses opinions, et lui donnent des arguments exploitables.

On regarde ce qu’on aspire à voir, on écoute ce qu’on voulait entendre, on lit ce qui nous conforte dans nos positions. Il y a donc des chapelles médiatiques idéologiques et des ultracrépidarianistes (personnes donnant un avis sans compétence crédible ou démontrée). Ce n’est pas nouveau, mais aujourd’hui ceux qui ont des opinions sur tous les sujets disposent de plus de moyens d’exposition. Surtout, ils se fondent dans l’air du temps : le divertissement. A coups de buzz, clashs, punchlines, polémiques, montages, et autres formes de spectacle.

Ces formes de distraction sont en général les meilleurs leviers pour générer un trafic qualifié synonyme de revenus publicitaires et de datas. Un combo source de financement chez des supports (TV, web, radio) pour beaucoup gratuits. Si le discernement devient difficile dans un environnement d’attractions, de peurs et de virtuel, il existe et existera toujours des chemins de traverse pour se reconnecter. L’art ou la philosophie – par exemple – sont des moyens de la Connaissance. Il y en a d’autres. Et il sera toujours possible de refuser en conscience le métavers.

blue way

L’humain n’a pas varié dans ses priorités, mais…

Pour conclure ce constat préliminaire, disons que l’humain n’a pas varié dans ses priorités (se nourrir, se reproduire, avoir une bonne place dans la tribu, avoir de l’information, économiser ses efforts).

Pour preuve, le web, les applications qui tournent autour de ces priorités et combinent ces objectifs. Commander de la nourriture qu’on se fait livrer pour économiser l’énergie de la préparer et même d’aller la chercher, le sexe accessible et les rencontres facilitées, les plateformes et réseaux sociaux pour le statut social, les flux d’informations, le matraquage de divertissements en continu (reçus en mode passif), etc.

L’humain n’a pas varié dans ses priorités, mais il se dote de toujours plus de moyens pour les satisfaire, quoi qu’il en coûte à l’altérité (l’autre, la nature, la biodiversité, etc.), sans modération, sans considération. Dans ces moyens, on trouve par exemple l’industrie ou encore l’Intelligence Artificielle (A.I.) chargée de combler les attentes qu’elle crée, mais aussi de développer, de rationnaliser, d’encadrer, autour des cinq priorités humaines mais (logiquement) sans humanité. Avec le risque immense que cela peut présenter : une A.I. cherchera forcément à contrôler, évaluer, réguler, mettre en ordre. Afin de gérer une société les algorithmes utiliseront – sans les théoriser – les clés stratégiques de la dictature. Cette menace existe alors que nous restons un embryon de civilisation.

Juste un angle…

Attention, il n’est pas question ici, dans ces lignes, d’exprimer une opinion, de faire la morale, de donner la leçon, de dire ce qui est bien ou mal, de critiquer, de souhaiter un monde à son idée, de pousser à méditer. Surtout pas. Il n’y a aucune étiquette à coller. De toute manière, l’effet serait nul, et la démarche inutile, contradictoire, et stérile. Rien ne s’impose. Aucune vérité ne se décrète. Ces mots sont alignés autant que possible sans ego, sans reproche, sans jugement et sans calcul. On dira – dans notre approche – que le propos devient « pertinent » s’il a pu provoquer au moins une question utile chez le lecteur ou la lectrice. Croisons les doigts.

Ici il s’agît de vous proposer modestement un angle de vue, une prise de hauteur, un pas de côté, celui qui peut parfois donner une autre perspective (hors de la caverne), une grille de lecture qui ne se veut ni marginale ni rebelle… ni rien. Ce texte est juste posé là, à disposition.

Et une proposition

La proposition ici, sur ce blog, est de mettre en lumière deux éléments capitaux : l’attention et l’intention pure.

Ces deux clés dans la poche de chacun ouvrent possiblement une porte à double serrure. Elles donnent accès à de nouvelles perspectives d’évolution chez chacun au moyen du cerveau (du cortex plus précisément) et du cœur, sans dogmes, sans textes.

La démarche est d’essayer modestement de « comprendre » par un cheminement. Le verbe « comprendre » signifiant « Contenir en soi »« Faire entrer dans un ensemble » et « Embrasser ou saisir par l’intelligence. »

Des sagesses ancestrales aux sciences modernes en passant par la philosophie, et pour peu qu’on décide d’y prêter attention, un point commun s’offre, un point comme un. Nous sommes des fragments, nous sommes des cellules vivantes de l’Univers, comme notre corps compte des milliers de milliards de cellules qui forment les tissus et les organes. Et ce n’est pas un vague discours. La fractalité change tout. Véritablement. Nous sommes.

C’est ce que nous allons mettre sur la table dans les prochains textes avec le renfort d’Albert Einstein, Max Planck, Carl Gustav Jung, Wolfgang Pauli, Platon, David Bohm, et bien d’autres, mais sans marcher sur leurs traces. Nous allons tenter très très modestement un décryptage d’un Devenir individuel et collectif fait d’involution, d’évolution et d’unification.

La proposition faite ici distingue bien « Être » et « bien-être ». Car disons-le, l’idée ici n’est pas de se demander comment se sentir mieux dans sa peau au sein de la société ou de trouver des recettes ponctuelles pour se procurer des doses de bonheur et d’enchantement. La vie est une expérience, pas un problème.

Notre proposition est de prendre de la hauteur, de vouloir aller (simplement) bien au delà des reflets et mirages, jusqu’au point comme un. Et ce n’est pas « suivez le guide ». Il n’y en a pas ici si ce n’est vous-même. Pas de dogme, pas de doctrine chez le cherchant essentiel. Juste une aiguille, la vôtre, et son chas. Juste une invitation pour ne pas stagner en fait néant face à l’incomplétude : persévérez… Percez et vous verrez, par vous-même, grâce à votre aiguille.

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine… elle est mortelle. »

Paulo Coelho