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Art

Comme l’amour, l’art véritable est inconditionnel et porte une forme de réminiscence, d’évidence, de connexion.

Vibrations, inattendu, aléatoire, harmonie, chaos, mathématiques, conscience et surtout imagination, dans notre expérience de pensée exposée et argumentée ici, tout renvoie à l’Art. Alors parlons Art, un essentiel jugé parfois inutile à l’aune du tout économique. C’est une forme de liberté menant à l’essentiel : une résonance qui se capte par l’intuition, l’imagination, la rêverie, par une rupture avec l’inertie paralysante du quotidien ou les croyances limitantes. D’ailleurs cette exception de traduit par le fait que nombre d’œuvres d’art traversent le temps terrestre pendant que les créations humaines dites « utiles » trépassent. Alors, parlons art, parlons musique par exemple. Et des 7 notes.

Harmonie primordiale

L’astrophysicien David Elbaz nous dit : « Il y a des résonances de la même manière que la musique contient des résonances qui vont bien au delà de ce que nos oreilles sont capables d’entendre. Peut-être qu’en laissant la musique nous imprégner on retrouvera cette musique originelle de nos cellules, de nos atomes. On sait depuis peu que la lumière dans l’Univers naît de la musique. A son origine il y avait une vibration qui se propageait dans l’Univers et cette musique cosmique primordiale s’est arrêtée d’un coup 380.000 ans après le Big Bang. Les notes de musique sont restées cristallisées sur place pour s’effondrer sous la force de la gravité et donner naissance aux étoiles et aux galaxies. C’est donc de cette musique qu’est née la lumière. C’est cette harmonie primordiale qu’on essaie de retrouver avec humilité. » Qui sait ce que nous entendrons si un jour nous parvenons à écouter la symphonie cosmique ? Mais ne l’entendons-nous pas parfois ?

A trois ans à peine, Wolfgang Amadeus Mozart avait l’oreille absolue et probablement une mémoire toute aussi absolue. Il était capable de déchiffrer une partition et de la jouer parfaitement. D’où venait ce don ou cette prédisposition à avoir accès à un réservoir d’informations ?

Pensons cette musique primordiale (telle une information primordiale à portée) comme capable de donner une émotion primordiale (ou nostalgique) à celui ou celle qui l’entend. Et si la réaction intime provoquée par des notes, un air de musique, était le résultat d’une résonance ésotérique avec une information primordiale que nous porterions en nous ? Cela comme un souvenir permanent, éternel, inscrit au plus profond. Une madeleine. Ce frisson, cette émotion, cette joie que peut nous offrir la musique – comme d’autres arts – viendrait de très loin (c’est une image car le son ne se propage pas), et surtout de très près… En fait elle serait là-bas et ici, en nous-mêmes, partout. Comme un souvenir d’une donnée prénatale. Il y a une musique vibratoire dans la musique qui fait qu’il ne s’agit pas d’une succession de sons.

Information primordiale

Dit autrement, de manière plus matérialiste et moins spirituelle ou artistique, c’est une information primordiale, une réminiscence au delà de données culturelles ou sociétales, qui ferait que des signaux électriques entre l’oreille et le cerveau produisent une réaction profonde face à une véritable création elle-même étant réminiscence. Cela s’entend si on admet que tout est essentiellement constitué d’information, d’énergie plus que de matière, hors du temps et de l’espace, sur onze dimensions.

Tentons de le dire plus simplement en restant sur la musique : si un air touche une corde sensible chez nous (et chez d’autres), c’est qu’il la faite vibrer en renvoyant à une information universelle inscrite en nous et l’auteur. Une semence originelle. Un souvenir. Une nostalgie. Une étincelle. Mieux, une évidence. « Vous me demandez d’où viennent mes idées (musicales)… Ce qui touche le cœur doit venir d’en-haut, sinon, ce ne sont que des notes, un corps sans esprit », disait Ludwig van Beethoven. L’âme profonde de l’Homme est aussi âme profonde de l’Univers. Et la magie opère quand l’âme agît.

L’intention

L’art naît de l’inspiration, de l’imagination, il vient de l’intérieur mais il est connecté avec l’extérieur, qui n’est qu’une même chose. L’art est harmonie, ordre et chaos, il est imprévisible, il naît de l’impermanent mais renvoie à des fondamentaux, il dépasse les croyances limitantes. Il est primordial (lié à l’origine) et primordial (de la plus grande importance) car il permet de ressentir des vibrations, celles qui touchent au cœur. C’est pourquoi il ne peut être qu’authentique et sans calcul pour éternellement résonner. L’art n’est pas un divertissement. Comme l’amour, l’art véritable est inconditionnel et porte une forme de réminiscence, d’évidence. L’intention qui le porte est essentielle, quelle que soit la forme, de l’expression corporelle à la poésie, du récit à la sculpture, de la musique au dessin, en passant par la peinture à l’eau. Tout ce que l’Homme entreprend doit être un mouvement qui va de l’intérieur vers l’extérieur. L’émotion (du latin motio = mouvement et de e = qui vient de) est un mouvement provoqué par une source extérieure qui devient un déclencheur intérieur. Car depuis son origine, l’Homme est un être divisé (ignorant de lui-même) dans un environnement qu’il croit tout autant divisé, mais qui fondamentalement est Un.